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Chirurgie du Coude
Chirurgie orthopédique

Chirurgie du Coude

Docteur Arnaud JARRY

Qu'est-ce que c'est ?

La chirurgie du coude traite les pathologies de cette articulation essentielle, qui relie le bras à l’avant-bras et permet les mouvements de flexion-extension et de rotation (pronation-supination). Le coude est constitué de trois articulations (huméro-ulnaire, huméro-radiale, radio-ulnaire proximale), entourées de ligaments, de tendons et de structures nerveuses qui peuvent être le siège de lésions variées.

Le Docteur Arnaud Jarry, chirurgien orthopédiste spécialisé dans le membre supérieur, prend en charge l’ensemble des pathologies du coude à la Clinique Notre-Dame de Vire. Il consulte également à Coutances et reçoit des patients de Flers et de la région normande. Ses domaines d’expertise incluent l’épicondylite (tennis elbow), l’épitrochléite (golfer’s elbow), la raideur du coude, les corps étrangers intra-articulaires, les fractures et les compressions nerveuses (syndrome du canal cubital).

Selon la pathologie, le Docteur Jarry propose des techniques arthroscopiques mini-invasives ou des interventions par voie ouverte. Le traitement chirurgical est envisagé après échec du traitement médical bien conduit (repos, kinésithérapie, infiltrations). L’objectif est de restaurer un coude indolore, mobile et stable, permettant la reprise de toutes les activités quotidiennes et professionnelles.


Symptômes

Les pathologies du coude se manifestent par différents symptômes selon la structure concernée :

  • Douleur de la face externe du coude (épicondylite) : le « tennis elbow » provoque une douleur au niveau de l’épicondyle latéral, aggravée par les mouvements de préhension, de serrage, de vissage. Elle est fréquente chez les travailleurs manuels et les sportifs, mais aussi chez les utilisateurs intensifs de souris d’ordinateur.
  • Douleur de la face interne du coude (épitrochléite) : le « golfer’s elbow » se manifeste par une douleur de l’épitrochlée (face interne), aggravée par la flexion du poignet et la pronation. Moins fréquent que l’épicondylite.
  • Raideur du coude : limitation de l’extension et/ou de la flexion, souvent séquellaire après une fracture, une luxation ou un épisode inflammatoire prolongé. La raideur peut être liée à des adhérences capsulaires, des ostéophytes (becs osseux) ou des corps étrangers intra-articulaires.
  • Blocages articulaires : des corps étrangers (ostéochondraux ou cartilagineux) peuvent se coincer dans l’articulation, provoquant des blocages douloureux intermittents.
  • Fourmillements des 4e et 5e doigts : la compression du nerf ulnaire au niveau du canal cubital (gouttière épitrochléo-olécrânienne) provoque des paresthésies de l’annulaire et de l’auriculaire, une faiblesse de la main et, dans les formes évoluées, une atrophie des muscles interosseux.
  • Perte de force : faiblesse de la préhension, difficulté à porter des charges, gêne dans les activités de la vie quotidienne.

Si ces symptômes persistent malgré le repos et les traitements médicaux, une consultation avec le Docteur Jarry à Vire ou Coutances permettra d’établir un diagnostic précis.


Diagnostic

Le bilan diagnostique des pathologies du coude est méthodique et comprend :

L’examen clinique

Le Docteur Jarry réalise un examen complet du coude, incluant :

  • La mesure des amplitudes articulaires (flexion, extension, pronation, supination) et la comparaison avec le côté opposé.
  • La palpation des reliefs osseux (épicondyle, épitrochlée, olécrane) et des structures tendineuses.
  • Les tests spécifiques de l’épicondylite : test de Cozen (extension contrariée du poignet), test de Mill (extension contrariée du majeur), test de la chaise (soulever une chaise par le dossier).
  • Le testing du nerf ulnaire : test de Tinel au coude, test de flexion-compression, recherche d’un signe de Froment (faiblesse de l’adducteur du pouce).
  • Les tests de stabilité ligamentaire en valgus et en varus.

L’imagerie

  • Radiographies du coude : face et profil, pour évaluer les surfaces articulaires, rechercher des corps étrangers, des calcifications, des ostéophytes ou une arthrose.
  • IRM du coude : permet de visualiser les tendons (épicondyliens, épitrochléens), les ligaments, le cartilage et les structures nerveuses. Utile dans l’épicondylite résistante et les lésions ostéochondrales.
  • Échographie : examen rapide et accessible pour évaluer les tendons et guider les infiltrations.

L’électromyogramme (EMG)

En cas de suspicion de compression du nerf ulnaire au coude, l’EMG mesure la vitesse de conduction du nerf et confirme le diagnostic de syndrome du canal cubital. Il quantifie la sévérité de l’atteinte et aide à déterminer l’indication opératoire.

Vous reconnaissez ces symptômes ?

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L'intervention

Les interventions chirurgicales du coude proposées par le Docteur Jarry sont adaptées à chaque pathologie :

Épicondylite (tennis elbow) résistante

Après échec du traitement médical pendant au moins 6 à 12 mois (repos, kinésithérapie, infiltrations, ondes de choc), le Docteur Jarry peut proposer un geste chirurgical. La technique arthroscopique permet de réaliser un débridement des lésions tendineuses dégénératives et une résection de la capsule articulaire pathologique. L’intervention se fait en ambulatoire sous anesthésie locorégionale, et dure environ 30 minutes.

Arthrolyse du coude (raideur)

L’arthroscopie du coude permet de libérer les adhérences capsulaires, de retirer les ostéophytes (becs osseux) qui limitent le mouvement et d’extraire les corps étrangers intra-articulaires. Ce geste permet de récupérer une amplitude de mouvement fonctionnelle. L’intervention dure 45 à 60 minutes, en ambulatoire ou avec une nuit d’hospitalisation.

Neurolyse du nerf ulnaire

En cas de compression du nerf ulnaire au canal cubital, le Docteur Jarry réalise une libération chirurgicale du nerf. Selon les cas, une simple décompression in situ ou une transposition antérieure du nerf peut être réalisée. L’intervention se fait sous anesthésie locorégionale, par une incision de quelques centimètres à la face interne du coude.

Ablation de corps étrangers

Les fragments ostéochondraux libres dans l’articulation sont retirés sous arthroscopie, soulageant les blocages et les douleurs articulaires.

Toutes ces interventions sont réalisées à la Clinique Notre-Dame de Vire, en ambulatoire ou avec une courte hospitalisation selon la complexité du geste.


Suites opératoires

Les suites opératoires dépendent de l’intervention réalisée mais suivent un protocole bien défini :

Immobilisation

  • Épicondylite : pas d’immobilisation stricte, un bandage simple pendant quelques jours. Coudière de protection possible.
  • Arthrolyse : attelle amovible avec mobilisation précoce dès le lendemain, pour éviter la reformation des adhérences. La rééducation doit commencer immédiatement.
  • Neurolyse du nerf ulnaire : attelle de protection pendant 1 à 2 semaines, puis mobilisation progressive.

La rééducation

La kinésithérapie joue un rôle crucial dans la récupération après chirurgie du coude. Elle est particulièrement importante après une arthrolyse, où la mobilisation précoce et intensive est la clé du résultat. Le Docteur Jarry prescrit un protocole adapté et oriente les patients vers des kinésithérapeutes compétents dans la région de Vire, Flers et Coutances.

La récupération

  • Épicondylite : reprise des activités légères en 2 à 3 semaines, travail manuel et sport en 2 à 3 mois. La récupération complète peut prendre 3 à 6 mois.
  • Arthrolyse : rééducation intensive pendant 6 à 12 semaines, récupération progressive de la mobilité sur 2 à 3 mois.
  • Neurolyse du nerf ulnaire : amélioration des fourmillements en quelques jours à semaines, récupération de la force sur plusieurs mois. La récupération nerveuse complète peut prendre 6 à 12 mois.

Le suivi avec le Docteur Jarry comprend des consultations de contrôle à 3 semaines, 6 semaines et 3 mois pour évaluer la récupération et adapter le traitement si nécessaire.


Questions fréquentes

Qu'est-ce que le tennis elbow (épicondylite) ?

Le tennis elbow, ou épicondylite latérale, est une tendinopathie des muscles extenseurs du poignet à leur insertion sur l’épicondyle latéral du coude. Malgré son nom, cette pathologie touche rarement les joueurs de tennis. Elle est plus fréquente chez les travailleurs manuels (plombiers, mécaniciens, cuisiniers), les utilisateurs intensifs de souris et de clavier, et peut survenir après des activités de bricolage. La douleur siège sur la face externe du coude et est aggravée par les mouvements de préhension et d’extension du poignet.

Quand faut-il opérer une épicondylite ?

La chirurgie de l’épicondylite est rarement nécessaire car la majorité des cas guérissent avec le traitement médical. L’intervention n’est envisagée qu’après échec d’un traitement bien conduit pendant au moins 6 à 12 mois, comprenant le repos sportif et professionnel, la kinésithérapie spécialisée, les anti-inflammatoires, les infiltrations de corticoïdes ou de PRP (plasma riche en plaquettes) et les ondes de choc extracorporelles. Si malgré tout la douleur persiste et retentit significativement sur la qualité de vie, le Docteur Jarry peut proposer un geste arthroscopique avec un excellent taux de succès (85 à 90 %).

Qu'est-ce que le golfer's elbow ?

Le golfer’s elbow, ou épitrochléite, est l’équivalent de l’épicondylite mais sur la face interne du coude. Il touche les tendons des muscles fléchisseurs et pronateurs du poignet à leur insertion sur l’épitrochlée. La douleur est localisée sur la face interne du coude et s’aggrave lors de la flexion du poignet et de la pronation de l’avant-bras. Le traitement est similaire à celui de l’épicondylite : repos, kinésithérapie, infiltrations. La chirurgie, plus rarement nécessaire, consiste en un débridement des lésions tendineuses par une petite incision.

La rééducation après chirurgie du coude est-elle longue ?

La durée de rééducation dépend de l’intervention réalisée. Après une arthrolyse pour raideur, la rééducation est intensive et débute dès le lendemain de l’opération pour maintenir le gain de mobilité obtenu ; elle dure 2 à 3 mois. Après une chirurgie d’épicondylite, la rééducation est plus douce et progressive sur 2 à 3 mois. Pour une neurolyse du nerf ulnaire, la rééducation est courte (quelques semaines), mais la récupération nerveuse elle-même peut prendre plusieurs mois. Le Docteur Jarry adapte le programme de rééducation à chaque situation.

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